Ah les départs ! Vous savez, ces départs sur le quai d'une gare où 2 personnes sont séparées par le temps, par l'heure de l'inéluctabilité. Mon dieu que c'est triste. Les derniers bisous, les dernières étreintes, les premières larmes, blablabla...
Ridicule n'est-ce pas ?
Non, je ne pense pas.
Oh bien sûr, c'est une image classique que l'on peut adapter à d'autres lieux : dans un aéroport, aux portes d'un métro, sur le seuil d'un appartement, à côté d'un taxi impatient, etc... On s'attache tellement à ses secondes là. Mais quelle différence y-a-t'il avec le jour d'avant, pendant que vous regardiez la télé l'un dans les bras de l'autre, alors que vous saviez pertinemment que le lendemain vous alliez vous séparez ? De ce point de vue, aucune différence. Et pourtant plus l'heure approche, moins vous devenez naturels, plus vous devenez conscients de ce que vous avez (ou plus vous devenez capricieux ?).
Beaucoup d'entre nous ont certainement déjà connu ça. Ca fait souffrir, ça fait de la peine, ça fait grandir. Mais la peine ressentit à ce moment-là n'est rien comparée à toute la joie connue les jours précédents. L'heure du départ devrait être un tremplin, pas un ravin. La plus part des gens ont le même remède à cette situation : ne pas s'attacher à une personne qui sera trop loin de soi ou être avec cette personne juste pour le cul. C'est une preuve de non-engagement et de facilité souvent choisie. À chacun de décider si c'est un choix judicieux.
En ce qui me concerne, j'ai vécu 2 départs consécutifs ou plus exactement un faux départ et un départ. Ce fut bizarre... Le premier départ fut tout ce qu'il y a de plus classique, avec les ingrédients que vous avez pu lire au début de ce texte. Pour moi, le lieu de la séparation fut une station de métro. Forcément, j'étais triste mais avec un peu de raison, ça allait un peu mieux. Ce n'est jamais agréable ce genre de moment. Pendant le trajet, le stress de rater l'avion me prenait plus au ventre que la tristesse. Mes yeux se baladaient sur l'affichage avec les arrêts de métro qui défilaient comme un lent compte-à-rebours alors que le temps faisait tranquillement avancer les aiguilles de ma montre. Arrivé au guichet de l'aéroport, j'ai cru que l'embarquement était encore possible. Ahahah... What a joke ! Bizarrement, la tristesse n'était plus là. Il n'y avait même plus personne. Un vide énorme. Il ne restait plus que moi, mon sac à dos et ma valise. Argh ! Mon romantisme fut écrasé par le poids de ma connerie. Là, c'est la merde. Je pense à l'avion que je n'ai pas pris, à l'argent gaspillé, au train que je vais devoir prendre le lendemain (et forcément je n'ai pas ma carte 12-25), et en dernier à me loger le soir.
« Putain mais quel con ! Du romantisme du romantisme... J'veux pas du romantisme ! Je veux mon avion ! »
Bon... Je l'ai appelé pour savoir si elle pouvait encore m'héberger pour une nuit. La petite joie que j'ai eu quand elle m'a dit 'oui' m'a même donné envie de la taquiner.
2 heures plus tard, elle m'ouvra la porte. Ma nervosité avait laissé place à un sarcasme très prononcé. Mes réflexions à voix haute qui m'aidaient à évacuer tout ça la faisait rire. Paraît-il que je suis drôle quand je rate un avion... « Ahah ! T'as de l'humour toi ! Tu veux que je rate mon train de demain pour voir ? » En fait, c'était parfait : je me déchargeais de ma nervosité à travers mon sarcasme et je la faisais rire. Quoi de mieux ? Je crois qu'elle pouvait difficilement avoir une meilleure réaction. J'ai adoré ça et ça m'a vite apaisé.
On ne s'attendait pas à avoir ce jour en plus. Ca nous a permis de parler un peu plus et de faire évoluer sentimentalement les choses. Et ça, ça nous a été très bénéfique.
Le vrai bon départ, sur le quai d'une gare. Ce n'était pas plus facile, mais on avait le c½ur léger. Enfin, un peu plus léger. Au final, c'est un peu comme si on s'était privé de rien sauf de la peine. Que du bonheur ! Ce départ nous a permis de mieux prendre les choses, de ne pas rester accroché aux dernières minutes.
Quelque part, j'ai eu la chance d'avoir eu ces 2 départs. J'ai ressentis différemment chaque départ et j'ai pu constater à quel point cela peu tout changer. Mais à la base j'ai avant tout eu la chance de la rencontrer elle. J'ai surtout aimé sa mentalité et sa (fausse ?) timidité.
Il y a des moments comme ça où l'on apprend beaucoup, où l'on se dit que l'on a appris quelque chose et on en sort plus mûr. Ca nous boost ce genre de moment. C'est tellement kiffant !
Et maintenant, la vie continue. Tout simplement ! :)
Ridicule n'est-ce pas ?
Non, je ne pense pas.
Oh bien sûr, c'est une image classique que l'on peut adapter à d'autres lieux : dans un aéroport, aux portes d'un métro, sur le seuil d'un appartement, à côté d'un taxi impatient, etc... On s'attache tellement à ses secondes là. Mais quelle différence y-a-t'il avec le jour d'avant, pendant que vous regardiez la télé l'un dans les bras de l'autre, alors que vous saviez pertinemment que le lendemain vous alliez vous séparez ? De ce point de vue, aucune différence. Et pourtant plus l'heure approche, moins vous devenez naturels, plus vous devenez conscients de ce que vous avez (ou plus vous devenez capricieux ?).
Beaucoup d'entre nous ont certainement déjà connu ça. Ca fait souffrir, ça fait de la peine, ça fait grandir. Mais la peine ressentit à ce moment-là n'est rien comparée à toute la joie connue les jours précédents. L'heure du départ devrait être un tremplin, pas un ravin. La plus part des gens ont le même remède à cette situation : ne pas s'attacher à une personne qui sera trop loin de soi ou être avec cette personne juste pour le cul. C'est une preuve de non-engagement et de facilité souvent choisie. À chacun de décider si c'est un choix judicieux.
En ce qui me concerne, j'ai vécu 2 départs consécutifs ou plus exactement un faux départ et un départ. Ce fut bizarre... Le premier départ fut tout ce qu'il y a de plus classique, avec les ingrédients que vous avez pu lire au début de ce texte. Pour moi, le lieu de la séparation fut une station de métro. Forcément, j'étais triste mais avec un peu de raison, ça allait un peu mieux. Ce n'est jamais agréable ce genre de moment. Pendant le trajet, le stress de rater l'avion me prenait plus au ventre que la tristesse. Mes yeux se baladaient sur l'affichage avec les arrêts de métro qui défilaient comme un lent compte-à-rebours alors que le temps faisait tranquillement avancer les aiguilles de ma montre. Arrivé au guichet de l'aéroport, j'ai cru que l'embarquement était encore possible. Ahahah... What a joke ! Bizarrement, la tristesse n'était plus là. Il n'y avait même plus personne. Un vide énorme. Il ne restait plus que moi, mon sac à dos et ma valise. Argh ! Mon romantisme fut écrasé par le poids de ma connerie. Là, c'est la merde. Je pense à l'avion que je n'ai pas pris, à l'argent gaspillé, au train que je vais devoir prendre le lendemain (et forcément je n'ai pas ma carte 12-25), et en dernier à me loger le soir.
« Putain mais quel con ! Du romantisme du romantisme... J'veux pas du romantisme ! Je veux mon avion ! »
Bon... Je l'ai appelé pour savoir si elle pouvait encore m'héberger pour une nuit. La petite joie que j'ai eu quand elle m'a dit 'oui' m'a même donné envie de la taquiner.
2 heures plus tard, elle m'ouvra la porte. Ma nervosité avait laissé place à un sarcasme très prononcé. Mes réflexions à voix haute qui m'aidaient à évacuer tout ça la faisait rire. Paraît-il que je suis drôle quand je rate un avion... « Ahah ! T'as de l'humour toi ! Tu veux que je rate mon train de demain pour voir ? » En fait, c'était parfait : je me déchargeais de ma nervosité à travers mon sarcasme et je la faisais rire. Quoi de mieux ? Je crois qu'elle pouvait difficilement avoir une meilleure réaction. J'ai adoré ça et ça m'a vite apaisé.
On ne s'attendait pas à avoir ce jour en plus. Ca nous a permis de parler un peu plus et de faire évoluer sentimentalement les choses. Et ça, ça nous a été très bénéfique.
Le vrai bon départ, sur le quai d'une gare. Ce n'était pas plus facile, mais on avait le c½ur léger. Enfin, un peu plus léger. Au final, c'est un peu comme si on s'était privé de rien sauf de la peine. Que du bonheur ! Ce départ nous a permis de mieux prendre les choses, de ne pas rester accroché aux dernières minutes.
Quelque part, j'ai eu la chance d'avoir eu ces 2 départs. J'ai ressentis différemment chaque départ et j'ai pu constater à quel point cela peu tout changer. Mais à la base j'ai avant tout eu la chance de la rencontrer elle. J'ai surtout aimé sa mentalité et sa (fausse ?) timidité.
Il y a des moments comme ça où l'on apprend beaucoup, où l'on se dit que l'on a appris quelque chose et on en sort plus mûr. Ca nous boost ce genre de moment. C'est tellement kiffant !
Et maintenant, la vie continue. Tout simplement ! :)